Les ailes de l’écriture

Les artistes ukrainiens Ilya et Emilia Kabakov ont imaginé entre 2010 et 2018 une installation appelée « How to make yourself better/Comment devenir meilleur ? ». C’est une chambre minuscule où sont posés un lit, une table avec une lampe, un pot

Les ailes de l’écriture

Les artistes ukrainiens Ilya et Emilia Kabakov ont imaginé entre 2010 et 2018 une installation appelée « How to make yourself better/Comment devenir meilleur ? ». C’est une chambre minuscule où sont posés un lit, une table avec une lampe, un pot

De l’autre côté du mur

C’est un tableau du peintre ostendais Léon Spilliaert.  Une aquarelle aux contours à l’encre de Chine et à la plume, réalisée par l’artiste vers la fin de sa vie, en 1946. Son nom : « Mur dans un paysage désolé ». Elle

De l’autre côté du mur

C’est un tableau du peintre ostendais Léon Spilliaert.  Une aquarelle aux contours à l’encre de Chine et à la plume, réalisée par l’artiste vers la fin de sa vie, en 1946. Son nom : « Mur dans un paysage désolé ». Elle

Piquets de clôture

Depuis une dizaine d’années, je prends en photo les piquets de clôture anciens autour des prés ou des champs. Ils sont de plus en plus rares, remplacés par des poteaux métalliques ou en béton. Ce qui m’attire chez eux, c’est

Piquets de clôture

Depuis une dizaine d’années, je prends en photo les piquets de clôture anciens autour des prés ou des champs. Ils sont de plus en plus rares, remplacés par des poteaux métalliques ou en béton. Ce qui m’attire chez eux, c’est

Le tranchant de la bêche

Mon grand-père m’a appris très jeune les gestes et la technique nécessaires pour bêcher le jardin. C’est moi qui le lui avait demandé. Il avait d’abord été réticent : bêcher, c’est un travail d’homme. Ma grand-mère ne bêchait pas. Elle

Le tranchant de la bêche

Mon grand-père m’a appris très jeune les gestes et la technique nécessaires pour bêcher le jardin. C’est moi qui le lui avait demandé. Il avait d’abord été réticent : bêcher, c’est un travail d’homme. Ma grand-mère ne bêchait pas. Elle

Bois d’hiver

Le bois pour l’hiver a été livré ce matin. Un camion l’a déversé en vrac au milieu de la cour. Il a fallu plusieurs heures pour le ranger en un tas bien stable contre le mur du garage. C’était presque

Bois d’hiver

Le bois pour l’hiver a été livré ce matin. Un camion l’a déversé en vrac au milieu de la cour. Il a fallu plusieurs heures pour le ranger en un tas bien stable contre le mur du garage. C’était presque

Les filets de Cochin

Le Kerala est dévasté par les inondations.  Plus de quatre cents morts. Aux images du désastre dont j’observe tous les jours l’évolution, se superposent celles d’un premier séjour, une initiation à ce continent indien, dans les villes de Cochin, Trivandrum

Les filets de Cochin

Le Kerala est dévasté par les inondations.  Plus de quatre cents morts. Aux images du désastre dont j’observe tous les jours l’évolution, se superposent celles d’un premier séjour, une initiation à ce continent indien, dans les villes de Cochin, Trivandrum

Points de suture

A l’entrée de l’exposition « Les racines poussent aussi dans le béton », des points de suture dans le sol. Toute l’oeuvre de l’artiste Kader Attia est traversée par les thèmes de la fracture et de la réparation, l’espoir de  recoudre le

Points de suture

A l’entrée de l’exposition « Les racines poussent aussi dans le béton », des points de suture dans le sol. Toute l’oeuvre de l’artiste Kader Attia est traversée par les thèmes de la fracture et de la réparation, l’espoir de  recoudre le

Contours d’une ombre

… La salle de restaurant s’est peu à peu vidée, en même temps que la marée descendait. La plage, jusque là déserte, a soudain été envahie par une nuée de pêcheurs à pied. Je me suis levée et au moment

Contours d’une ombre

… La salle de restaurant s’est peu à peu vidée, en même temps que la marée descendait. La plage, jusque là déserte, a soudain été envahie par une nuée de pêcheurs à pied. Je me suis levée et au moment

Il m’arrive de croire…

… Il m’arrive de croire qu’une ligne d’horizon n’est pas là par hasard, qu’elle est voulue, et même volontaire, et qu’en cet instant, elle m’écrit. Extrait, Journal ECM, plage du Nord, été 2018  

Il m’arrive de croire…

… Il m’arrive de croire qu’une ligne d’horizon n’est pas là par hasard, qu’elle est voulue, et même volontaire, et qu’en cet instant, elle m’écrit. Extrait, Journal ECM, plage du Nord, été 2018  

L’île de l’Oubli

Tout au long de la journée je n’ai cessé de repenser à cet article sur le Camp Est publié ce matin à la une du blog Calédosphère. Un surveillant du centre de détention a été séquestré, battu et laissé pour

L’île de l’Oubli

Tout au long de la journée je n’ai cessé de repenser à cet article sur le Camp Est publié ce matin à la une du blog Calédosphère. Un surveillant du centre de détention a été séquestré, battu et laissé pour

Et si l’éternité de Rome …

Et si l’éternité de Rome C’était ses pins parasols Leur grâce de colonnes antiques Et ce petit plus du feuillage animé.   Les pins traversent les âges Dans l’indifférence archéologique Et pourtant, tout ce  qu’ils pourraient nous raconter !  

Et si l’éternité de Rome …

Et si l’éternité de Rome C’était ses pins parasols Leur grâce de colonnes antiques Et ce petit plus du feuillage animé.   Les pins traversent les âges Dans l’indifférence archéologique Et pourtant, tout ce  qu’ils pourraient nous raconter !  

C’est ici…

C’est ici que nous nous sommes rejoints Au bord d’un lac dans la forêt des Ardennes Le matin-même ou certains depuis la veille Nous avions tous convergé vers ce point En avion par Zaventem, en train par la gare du

Vedette / 2 Commentaires

C’est ici…

C’est ici que nous nous sommes rejoints Au bord d’un lac dans la forêt des Ardennes Le matin-même ou certains depuis la veille Nous avions tous convergé vers ce point En avion par Zaventem, en train par la gare du

Vedette / 2 Commentaires

Ligne vague

D’où me vient cette attention permanente aux lignes ? C’est peut-être qu’elles sont le point commun entre les actes et les gestes qui composent la part essentielle de mon existence : marcher, écrire, voyager, observer, mais aussi écouter de la

Ligne vague

D’où me vient cette attention permanente aux lignes ? C’est peut-être qu’elles sont le point commun entre les actes et les gestes qui composent la part essentielle de mon existence : marcher, écrire, voyager, observer, mais aussi écouter de la

Ligne 2

Ligne 2 du métro aérien, disparition Un grand voile est tendu tout au long du viaduc de la ligne 2 du métro aérien, entre Jaurès et Barbès Rochechouart. La ligne est en travaux. Quelque chose ne doit pas tourner rond

Ligne 2

Ligne 2 du métro aérien, disparition Un grand voile est tendu tout au long du viaduc de la ligne 2 du métro aérien, entre Jaurès et Barbès Rochechouart. La ligne est en travaux. Quelque chose ne doit pas tourner rond

Concertina

… Le mot concertina est longtemps resté pour moi le nom d’un instrument à vent, une sorte de bandonéon. Le dire, c’était entendre un accent de tango argentin. Alors que je travaillais au centre pénitentiaire de Nouméa, un surveillant peiné

Concertina

… Le mot concertina est longtemps resté pour moi le nom d’un instrument à vent, une sorte de bandonéon. Le dire, c’était entendre un accent de tango argentin. Alors que je travaillais au centre pénitentiaire de Nouméa, un surveillant peiné

Silence

Il y a un temps pour chercher et un temps pour perdre, un temps pour garder et un temps pour jeter. Il y a un temps pour déchirer et un temps pour coudre, un temps pour se taire et un

Silence

Il y a un temps pour chercher et un temps pour perdre, un temps pour garder et un temps pour jeter. Il y a un temps pour déchirer et un temps pour coudre, un temps pour se taire et un

Le nid du soleil

Le soleil descend sur terre Tel un oeuf qui n’a pu éclore Il se pose au creux de la haie A côté de la tour qui veille C’est l’heure d’éteindre la lumière. Ecrit en marchant, Paris, Mars 2018

Le nid du soleil

Le soleil descend sur terre Tel un oeuf qui n’a pu éclore Il se pose au creux de la haie A côté de la tour qui veille C’est l’heure d’éteindre la lumière. Ecrit en marchant, Paris, Mars 2018

Nous étions deux

Nous étions deux à marcher ici. Qu’en reste-t-il dans le paysage ? Ecrits en marchant, Normandie, Avril 2018

Nous étions deux

Nous étions deux à marcher ici. Qu’en reste-t-il dans le paysage ? Ecrits en marchant, Normandie, Avril 2018

Aux enfants de la Ghouta orientale

  Mon enfant, mon âme, ma préhistoire Nous voici ensemble, main dans la main Devant cet écran noir   Mon enfant, mon âme, ma préhistoire Allume et ne crains rien Là-bas n’est qu’une image, loin, très loin   – Le

Aux enfants de la Ghouta orientale

  Mon enfant, mon âme, ma préhistoire Nous voici ensemble, main dans la main Devant cet écran noir   Mon enfant, mon âme, ma préhistoire Allume et ne crains rien Là-bas n’est qu’une image, loin, très loin   – Le

Sourire de pierre

C’est la photo d’un gisant. Un jeune homme, peut-être un enfant. Il dort et sourit aux anges. Eternellement. C’est un enfant royal, un jeune chevalier. Il porte une couronne. Que tient-il tout contre lui, comme pour se protéger ? On

Sourire de pierre

C’est la photo d’un gisant. Un jeune homme, peut-être un enfant. Il dort et sourit aux anges. Eternellement. C’est un enfant royal, un jeune chevalier. Il porte une couronne. Que tient-il tout contre lui, comme pour se protéger ? On

Alors que le soleil est noir… 

  Alors que le soleil est noir que la lune tarde à venir l’étoile du matin se couche pays et maison moisissent penchent sapins et cocotiers s’enflamment cases et dépendances brûlent demeures et lieux sacrés s’inclinent conques et perches alors

Alors que le soleil est noir… 

  Alors que le soleil est noir que la lune tarde à venir l’étoile du matin se couche pays et maison moisissent penchent sapins et cocotiers s’enflamment cases et dépendances brûlent demeures et lieux sacrés s’inclinent conques et perches alors

Cabane à rêves

Face à une des anciennes écluses du canal de Charleroi, un abri abandonné a gardé quelques traces de vie : une étagère branlante, une patère, des touches de peinture bleue.  Qui venait ici ? Peut-être l’éclusier, pour se mettre à

Cabane à rêves

Face à une des anciennes écluses du canal de Charleroi, un abri abandonné a gardé quelques traces de vie : une étagère branlante, une patère, des touches de peinture bleue.  Qui venait ici ? Peut-être l’éclusier, pour se mettre à

Lettres de Guyane – Jour 18

Jour 18, 8 février 2018, Cayenne … Il est cinq heures du matin, et je viens de rentrer la tête toute bourdonnante de rhum et de danse au bal des touloulou… Je t’écris dans la foulée, avant de me coucher,

Lettres de Guyane – Jour 18

Jour 18, 8 février 2018, Cayenne … Il est cinq heures du matin, et je viens de rentrer la tête toute bourdonnante de rhum et de danse au bal des touloulou… Je t’écris dans la foulée, avant de me coucher,

Lettres de Guyane – Septième jour

Jour 7, 27 janvier, Vol Cayenne-Maripasoula …  Je t’écris de ma chambre à l’hôtel bien nommé, Le Terminus, à Maripasoula où nous sommes arrivés en début d’après-midi. Mais en réalité je suis toujours dans le petit avion  – à peine

Lettres de Guyane – Septième jour

Jour 7, 27 janvier, Vol Cayenne-Maripasoula …  Je t’écris de ma chambre à l’hôtel bien nommé, Le Terminus, à Maripasoula où nous sommes arrivés en début d’après-midi. Mais en réalité je suis toujours dans le petit avion  – à peine

Lettres de Guyane – Huitième jour

Jour 8, 29 janvier, Maripasoula … C’était aujourd’hui la première séance de l’atelier d’ethnologie au collège de Maripasoula.  Tout s’est bien passé. Nous sommes quatre, avec les deux étudiants de l’université de Cayenne, pour une vingtaine d’élèves. Je t’écris dans

Lettres de Guyane – Huitième jour

Jour 8, 29 janvier, Maripasoula … C’était aujourd’hui la première séance de l’atelier d’ethnologie au collège de Maripasoula.  Tout s’est bien passé. Nous sommes quatre, avec les deux étudiants de l’université de Cayenne, pour une vingtaine d’élèves. Je t’écris dans

Lettres de Guyane – Quatrième jour

Jour 4, 24 janvier 2018, Cayenne … Le bonheur de cette journée  tient en quelques minutes, ce soir, sur la Place des Amandiers, au bord de l’Atlantique. C’était un jour de lancement pour la fusée Ariane, depuis Kourou. Quand nous

Lettres de Guyane – Quatrième jour

Jour 4, 24 janvier 2018, Cayenne … Le bonheur de cette journée  tient en quelques minutes, ce soir, sur la Place des Amandiers, au bord de l’Atlantique. C’était un jour de lancement pour la fusée Ariane, depuis Kourou. Quand nous

Lettres de Guyane – Premier jour

Jour 1, 21 janvier 2018, Cayenne …  Ce soir je t’écris le bonheur d’être ici, dans cette même chambre que j’occupais déjà en mars 2017 au Foyer des sœurs de Saint Paul de Chartres. Une table couverte d’une toile cirée

Lettres de Guyane – Premier jour

Jour 1, 21 janvier 2018, Cayenne …  Ce soir je t’écris le bonheur d’être ici, dans cette même chambre que j’occupais déjà en mars 2017 au Foyer des sœurs de Saint Paul de Chartres. Une table couverte d’une toile cirée

« Ecrire en marchant », premier recueil…

… Trois rendez-vous pour en parler, dimanche 25 février 2018, Foire du livre de Bruxelles 13h Rencontre « Écrire en marche »  avec Serge Delaive, Stand Label Edition Fédération Wallonie-Bruxelles / 15h Dédicace sur le même stand / 17h Dédicace Stand Espace Livres et création A bientôt ! Chantal

« Ecrire en marchant », premier recueil…

… Trois rendez-vous pour en parler, dimanche 25 février 2018, Foire du livre de Bruxelles 13h Rencontre « Écrire en marche »  avec Serge Delaive, Stand Label Edition Fédération Wallonie-Bruxelles / 15h Dédicace sur le même stand / 17h Dédicace Stand Espace Livres et création A bientôt ! Chantal

Ecrire en marchant, premiers pas

Cette photo est prise sur le chemin où je suis partie pour la première fois marcher et écrire,  au Pays des Collines en Belgique, tout près de ma maison d’enfance. Je l’ai retrouvée en préparant un petit livre  que je

Ecrire en marchant, premiers pas

Cette photo est prise sur le chemin où je suis partie pour la première fois marcher et écrire,  au Pays des Collines en Belgique, tout près de ma maison d’enfance. Je l’ai retrouvée en préparant un petit livre  que je

Quitter un paysage

Quitter un paysage que l’on a aimé, est-ce vraiment possible ? Je me posais la question en marchant dans une campagne que je ne verrai plus avant longtemps. Et me disais que non, une fois qu’on l’a aimé, c’est-à-dire plusieurs

Quitter un paysage

Quitter un paysage que l’on a aimé, est-ce vraiment possible ? Je me posais la question en marchant dans une campagne que je ne verrai plus avant longtemps. Et me disais que non, une fois qu’on l’a aimé, c’est-à-dire plusieurs

Certains soirs

Certains soirs, le ciel descend ici, dans le feuillage de cet arbre, à l’entrée d’un square près de chez moi.   Il me semble soudain accessible, uniformément bleu et tout en douceur textile, de tulle ou de soie. Les branches

Certains soirs

Certains soirs, le ciel descend ici, dans le feuillage de cet arbre, à l’entrée d’un square près de chez moi.   Il me semble soudain accessible, uniformément bleu et tout en douceur textile, de tulle ou de soie. Les branches

L’arbre à papillons

Seul à l’angle du mur, l’arbre à papillons est transi en cette fin décembre. Combien de mois avant l’Aurore, premier papillon du printemps ? Ecrits en marchant, fin décembre 2017, Paris 11    

L’arbre à papillons

Seul à l’angle du mur, l’arbre à papillons est transi en cette fin décembre. Combien de mois avant l’Aurore, premier papillon du printemps ? Ecrits en marchant, fin décembre 2017, Paris 11    

En avant, route ! Ou la colère de Rimbaud

Dans son livre, Marcher, une philosophie, Frédéric Gros raconte la marche selon Rimbaud : « Pour partir, marcher, il faut de la colère. Pas marcher comme un appel du large ou la tentation du trésor. Mais plutôt d’abord cette rage intérieure.

En avant, route ! Ou la colère de Rimbaud

Dans son livre, Marcher, une philosophie, Frédéric Gros raconte la marche selon Rimbaud : « Pour partir, marcher, il faut de la colère. Pas marcher comme un appel du large ou la tentation du trésor. Mais plutôt d’abord cette rage intérieure.

Marcher

Marcher dans le sens inverse des arbres qui passent, et soudain rêver de s’arrêter là.   ECM, chateau de Chamarande, juillet 2017  

Marcher

Marcher dans le sens inverse des arbres qui passent, et soudain rêver de s’arrêter là.   ECM, chateau de Chamarande, juillet 2017  

Le plaisir d’aller, et non pas d’arriver

« Je n’ai voyagé à pied que dans mes beaux jours, et toujours avec délices.  Bientôt les devoirs, les affaires, les bagages à porter m’ont forcé de faire le Monsieur et de prendre des voitures, les soucis rongeant, les embarras, la

Le plaisir d’aller, et non pas d’arriver

« Je n’ai voyagé à pied que dans mes beaux jours, et toujours avec délices.  Bientôt les devoirs, les affaires, les bagages à porter m’ont forcé de faire le Monsieur et de prendre des voitures, les soucis rongeant, les embarras, la

La lumière

La lumière a percé un trou dans la pierre, et déposé là ses aumônes ECM, Mont Saint Michel, août 2017

La lumière

La lumière a percé un trou dans la pierre, et déposé là ses aumônes ECM, Mont Saint Michel, août 2017

Ciel d’avalanche

Ciel d’avalanche sur le toit du monument. Un oiseau s’échappe juste à temps. ECM, Mont Saint Michel, Aout 2017  

Ciel d’avalanche

Ciel d’avalanche sur le toit du monument. Un oiseau s’échappe juste à temps. ECM, Mont Saint Michel, Aout 2017  

Ce soir

Ce soir la ville danse. Les habitants ont perdu leurs contours. Amours flous. ECM, Paris, Aout 2017  

Ce soir

Ce soir la ville danse. Les habitants ont perdu leurs contours. Amours flous. ECM, Paris, Aout 2017  

Nénuphar

Dans le jardin désert du Centre culturel Tjibaou à Nouméa, les brillantes couleurs d’un nénuphar tranchent sur l’eau noire d’un étang. Plongée dans la lecture de « Do Kamo » de Maurice Leenhardt à propos du riche imaginaire Kanak, le nénuphar m’évoque

Nénuphar

Dans le jardin désert du Centre culturel Tjibaou à Nouméa, les brillantes couleurs d’un nénuphar tranchent sur l’eau noire d’un étang. Plongée dans la lecture de « Do Kamo » de Maurice Leenhardt à propos du riche imaginaire Kanak, le nénuphar m’évoque

Marcher, ré-enchanter…

« La marche est une méthode tranquille de ré-enchantement de la durée et de l’espace. Elle est un dessaisissement provisoire par l’atteinte d’un gisement intérieur qui tient seulement dans le frisson de l’instant. Elle implique un état d’esprit, une humilité heureuse

Marcher, ré-enchanter…

« La marche est une méthode tranquille de ré-enchantement de la durée et de l’espace. Elle est un dessaisissement provisoire par l’atteinte d’un gisement intérieur qui tient seulement dans le frisson de l’instant. Elle implique un état d’esprit, une humilité heureuse

Paris-Cergy

Partie ce matin tôt pour une réunion dans le Val d’Oise. Métro Nation, RER A direction Cergy. C’est l’heure de pointe. Debout sur la plateforme, la foule tangue. Je réussis à me caler au fond, contre la porte. Ce n’est

Paris-Cergy

Partie ce matin tôt pour une réunion dans le Val d’Oise. Métro Nation, RER A direction Cergy. C’est l’heure de pointe. Debout sur la plateforme, la foule tangue. Je réussis à me caler au fond, contre la porte. Ce n’est

Stèle, rue de la Roquette

Taguée dans la nuit, la borne de la rue de la Roquette a des allures de stèle. L’artiste a écrit : J’y crois. Qu’avait-il dans la tête ? Je fais lentement le tour. Une silhouette court, une autre plonge, une

Stèle, rue de la Roquette

Taguée dans la nuit, la borne de la rue de la Roquette a des allures de stèle. L’artiste a écrit : J’y crois. Qu’avait-il dans la tête ? Je fais lentement le tour. Une silhouette court, une autre plonge, une

Geyser, rue Duranti

Chaleur suffocante dans la ville. Rue Duranti, les enfants viennent d’ouvrir les vannes. Geyser de pompe à incendie. Enfin un jour de vraies vacances, pour ceux qui restent coincés à Paris. L’eau s’en va très haut arroser les jardinières. Au balcon du troisième étage,

Geyser, rue Duranti

Chaleur suffocante dans la ville. Rue Duranti, les enfants viennent d’ouvrir les vannes. Geyser de pompe à incendie. Enfin un jour de vraies vacances, pour ceux qui restent coincés à Paris. L’eau s’en va très haut arroser les jardinières. Au balcon du troisième étage,

Oubliée au château

Statue oubliée dans un coin au château d’Ecouen. Belle dame en robe longue, les cheveux égayés d’une guirlande. Déportée ici depuis je ne sais combien de temps, exilée  du musée et du monument. Les statues ont-elles une âme ? Celle-ci

Oubliée au château

Statue oubliée dans un coin au château d’Ecouen. Belle dame en robe longue, les cheveux égayés d’une guirlande. Déportée ici depuis je ne sais combien de temps, exilée  du musée et du monument. Les statues ont-elles une âme ? Celle-ci

Vertige à Ecouen

Vertige subit en haut de l’escalier de château d’Ecouen. Les marches tanguent comme les touches d’un piano submergé. Les murs vacillent.  Je descends pas à pas.  Sueur froide. Hitchcock et son fabuleux Vertigo me rejoignent.  Ces mots dans mon carnet

Vertige à Ecouen

Vertige subit en haut de l’escalier de château d’Ecouen. Les marches tanguent comme les touches d’un piano submergé. Les murs vacillent.  Je descends pas à pas.  Sueur froide. Hitchcock et son fabuleux Vertigo me rejoignent.  Ces mots dans mon carnet

La fenêtre du peintre

La fenêtre du peintre Maurice Denis dans sa maison-musée de Saint-Germain en Laye est recouverte de lierre. Que dirait le peintre aujourd’hui si, de sa fenêtre, il voulait admirer son  jardin et le doux centaure de son ami Bourdelle, merveilleuse

La fenêtre du peintre

La fenêtre du peintre Maurice Denis dans sa maison-musée de Saint-Germain en Laye est recouverte de lierre. Que dirait le peintre aujourd’hui si, de sa fenêtre, il voulait admirer son  jardin et le doux centaure de son ami Bourdelle, merveilleuse

Reflet

Dans la solitude des vieux musées,  les reflets seuls sont habités … Ecrits en marchant, extrait du journal, Musée Maurice Denis,  Août 2017      

Reflet

Dans la solitude des vieux musées,  les reflets seuls sont habités … Ecrits en marchant, extrait du journal, Musée Maurice Denis,  Août 2017      

Sur du sable. Août 2017

… En équilibre au bord de la nuit et de l’horizon Le monde est à deux doigts de disparaître Sur la plage, un père et son enfant Bâtissent sur du sable Extrait, Journal des Ecrits en marchant, Grandcamp Maisy, Août

Sur du sable. Août 2017

… En équilibre au bord de la nuit et de l’horizon Le monde est à deux doigts de disparaître Sur la plage, un père et son enfant Bâtissent sur du sable Extrait, Journal des Ecrits en marchant, Grandcamp Maisy, Août