Chantal Deltenre

Ethnographe et écrivaine

Les textes et images qui composent le blog des écrits en marchant ne racontent pas mon histoire, mais celle de mon regard. Il est né quelques mois après que j’aie ouvert les yeux  – le regard ou  sentiment de la vision ne peut être confondu avec le sens de la vue – dans une maison ouvrière d’un petit village belge. C’est là qu’il a grandi,  au pays dit des Collines.

Vers l’âge de 12 ans, il est passé d’une maison sans livres et sans images – pas de télévision, pas d’Internet… –  à un collège doté d’une belle bibliothèque et à une ville avec, entre autres, une librairie, un cinéma et de nombreuses vitrines.  Lui qui n’était jamais allé plus loin que la Mer du Nord, a voyagé en Italie et en Grèce après avoir étudié les langues et les arts de l’Antiquité.

Passionné par le théâtre, ses décors et ses jeux de regards, il s’est longtemps placé lui-même entre parenthèses, me laissant mener une carrière qui ne le concernait pas. Nous nous retrouvions de loin en loin pour quelques promenades du côté de Bruxelles ou pour des voyages au long cours, en Inde ou au Japon, où le carnet de notes et l’appareil photo étaient notre principal viatique.

Vers l’âge de trente ans, il a décidé qu’il en avait assez d’être ainsi réduit aux marges de mon existence. Il s’est placé au centre, j’en ai fait mon métier : je suis devenue ethnographe. L’ethnographie est la méthode d’enquête propre à l’ethnologie, conjuguant l’art d’écouter et celui de regarder.

C’est ainsi que sont nés plusieurs livres qui racontent notre enfance commune (La Plus que mère, 2003, éditions Maelström à Bruxelles), un voyage au Japon et la découverte des traditions animistes dans La Cérémonie des poupées (2005, Maelström), une enquête ethnographique en Roumanie juste après la chute du régime communiste dans La Maison de l’âme (2010, Maelström), un deuil impossible, faute d’image, dans La forêt-mémoire (2016, Maelström).

Les impressions innombrables laissées par les voyages lointains ont trouvé aux éditions Nevicata (Bruxelles) trois livres où se partager : Inde, Miscellanées (2016), Voyage, Miscellanées avec Daniel De Bruycker (2014) et Japon, Miscellanées  avec Maximilien Dauber (2011).

Et ce qui, depuis très longtemps, ne prenait que l’espace des marges, a fini par envahir les pages sous le nom des Ecrits en marchant, une pratique devenue quasi quotidienne, conjuguant la marche, l’écriture et la photographie où le regard écrit avec la lumière.

Ecrits en marchant, Premiers pas est le premier tome de notre histoire commune (mais pas du tout pareille), celle de mon regard et la mienne  (2018, Maelström, Bruxelles). Le deuxième est en préparation. Les deux puisent dans ce blog ouvert en 2014 leur matériau de base : les images.

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