Mars 2020 Chérir les fleurs coupées

Plus que jamais, il faut chérir les fleurs coupées. Partout dans la ville, les fleuristes ont fermé. Les fleurs n’ont jamais été des biens de première nécessité. Le dimanche qui a précédé le confinement, un fleuriste non loin de chez moi bradait ses bouquets. J’ai choisi des renoncules du Japon. Elles sont endémiques là-bas, je me suis dit qu’elles seraient résistantes. Une semaine plus tard, beaucoup d’entre elles sont toujours là, vaillantes dans leur jaune printanier. Beaucoup ont perdu leurs pétales. Ils forment sur ma table des galaxies improbables. Même eux, je ne parviens pas à les jeter. Qui sait quand reviendra la joie d’un simple bouquet ?

À propos de Chantal Deltenre

écrivaine et ethnologue

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