Série Ruines – Après expulsions

Un des champs de ruines qui m’a le plus serré le coeur se trouvait non loin de Cayenne. Nous y sommes passés avec un collègue qui voulait me parler de l’immigration haïtienne en Guyane. Les autorités avaient fait démolir des dizaines de maisons construites ici par des réfugiés haïtiens sous prétexte que les terrains n’étaient pas constructibles. Les ruines laissaient à la fois deviner la violence des expulsions et le soin que ces familles avaient mis à se reconstruire. Des traces de vie quotidienne – tessons de verre ou de faïence, jouets, parapluies retournés, chaussures abandonnées – étaient encore visibles et aussi les signes d’intérieurs soignés,  carrelages, peintures vives et papiers. Je pensais à cette population haïtienne chassée de son  île par la pauvreté, les ouragans et les séismes. Comment recomposer l’interminable puzzle des ruines ?

Journal d’images  – Chantal Deltenre

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À propos de Chantal Deltenre

écrivaine et ethnologue

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