Coeurs de pétales. Paris, Jardin des Plantes, Juillet 2016

Ce dimanche au Jardin des Plantes, je reste un long moment  au jardin suisse que m’a fait découvrir Henry Bauchau il y aura bientôt vingt ans. D’une fleur dont j’ignore le nom, tombent  des pétales roses en forme de coeurs. Ils sont recueillis au fur et à mesure  au creux des feuilles, et restent là, tels des offrandes. Je suis seule, comme souvent les dimanches. J’en souffre et en même temps, je sais qu’écrire en marchant exige une certaine solitude. Il faut être concentré sur des détails infimes qui font naître l’écriture ou l’image. Etre toute entière dans ce regard, un œil instinctif, d’insecte ou de prédateur, un oeil aux mille facettes. La proie, c’est le mot. Une pensée, un poème parfois. La proie, c’est le souvenir, l’association d’idées, le délire aussi.

Extrait journal « Ecrire en marchant  »

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s